ZOOM SUR LA COSMÉTIQUE BIO - III

person Posté par: Folies CosmÉthiques Sur: comment Commentaire: 0 favorite Frappé: 569

Introduction à la Cosmétique Bio - 3ème partie

On revient à la suite des articles précédents concernant la cosmétique bio, pour parler de deux aspects, ou pour mieux dire deux faux mythes, qui constituent d’autres principaux freins à l’achat des produits bio, soit les prix élevés et le manque d’efficacité des produits. 

Tout d’abord, il faut dire que l’envers du décor de la cosmétique conventionnelle consiste à offrir des bienfaits (?) au meilleur prix : l’impact écologique et la santé du consommateur ne sont certainement pas la préoccupation principale des industriels.

Les marques bio, par ailleurs, s’engagent constamment dans une fabrication aux rythmes de la nature et de l’homme, et cela ne peut surement pas se passer à des prix comparables à ceux des colosses de la cosmétique traditionnelle. Mais dans la cosmétique « verte », comme partout, il y a des prix pour tous les budgets et pour tous les besoins. 

Mais de quoi dérive-t-il concrètement ces prix parfois chers ?

Premièrement, les matières premières pures, plus utilisées dans les produits bio, sont plus chères que les composants de synthèse. Ils contiennent en effet une quantité majeure de molécules actives de plantes, qui coûtent plus cher que les molécules synthétiques.

De plus, la quantité d’eau utilisée dans la fabrication et dans la production d’un cosmétique peut influencer le prix de manière importante : moins d’eau on utilise, plus les produits seront chers. Et ceci est souvent le cas dans les produits naturels, le but étant de réduire au maximum l’emploi d’eau dans la production pour maintenir l’intention écologique de la branche, et ainsi garder des actifs en pureté (ou presque) qui puissent avoir une action réellement efficace sur la peau et les cheveux de l’utilisateur.

Cela vaut également pour les conservateurs. Comme on l’a dit, les conservateurs de synthèse sont partiellement admis dans la cosmétique bio, mais leurs équivalents naturels sont préférés par les producteurs et ils sont évidemment plus chers que les autres. 

Cela se traduit certainement par une qualité supérieure incontestable de cette typologie de soins. 

Il est important de souligner que même si un cosmétique conventionnel est moins cher qu’un cosmétique bio, comme sa concentration en actifs est beaucoup plus faible, il faudra en utiliser une quantité supérieure pour viser à obtenir les mêmes résultats. Donc finalement, les cosmétiques conventionnels ne sont pas toujours plus économiques sur le long terme.

A cela s’ajoutent d’autres aspects qui enchérissent le coût de fabrication d’un cosmétique biologique. 

Afin que le produit soit labellisé bio, comme on l’a dit précédemment, il faut payer l’organisme certificateur qui va certifier l’effective naturalité du produit, ce qui représente des frais très importants pour une entreprise.

De plus, les cosmétiques bio sont encore bien souvent fabriqués par de petites entreprises qui réalisent moins d’économies d’échelle que les grands groupes. Chaque produit coûte donc plus cher à produire.

Autre aspect non négligeable : beaucoup de marques biologiques font le choix de travailler avec des matières premières locales qui sont souvent plus chères que celles qu’on peut trouver à l’étranger.

Il faut aussi savoir que 60% du prix de cosmétiques conventionnels est souvent du au marketing, contrairement à ce qui se passe pour les cosmétiques bio, dont les producteurs investissent moins de capitale dans cette activité et plus dans un coté pragmatique et de substance du produit lui-même. 

Et concernant l’efficacité des produits ? On a peut-être déjà anticipé la réponse à cette question ci-dessus. 

Un grand atout de la cosmétique bio est représenté par l’emploi d’ingrédients à l’efficacité prouvée. On ne se limite plus d’ailleurs, à des crèmes hydratantes, mais les produits bio ne cessent pas de se développer. 

Les cosmétiques bio apportent des réels bénéfices à notre peau et nos cheveux, étant naturellement riches en actifs, souvent présents en pureté dans la formule, qui sont des composants nobles. Il s’agit d’ingrédients qui soutiennent les fonctions vitales de la peau, avec laquelle ils partagent des affinités. Ils sont donc mieux assimilés par la peau grâce à cette parenté biologique qui existe entre l’épiderme et les plantes. 

On a précédemment parlé de l’effet des silicones, qui représentent l’emblème de l’apparence des cosmétiques traditionnels. 

Au contraire, des études ont prouvé la majeure efficacité des produits bio par rapport à leu équivalents traditionnels. 

Je pense par exemple à des tests menés sur des soins hydratants. Il faut préciser que les deux soins testés ont sans surprise révélé un pouvoir hydratant, évidemment. Le Règlement Cosmétique impose que toute allégation doit pouvoir être justifiée, raison pour laquelle il est difficile de dire qu’un produit est hydratant sans avoir réalisé de tests qui le prouvent. Cependant, l’augmentation du taux d’hydratation était majeure chez les personnes sur lesquelles on a testé le soin bio, en comparaison de celles qui ont testé le soin conventionnel. 

Les données en main, la défiance du consommateur à l’égard des cosmétiques bio n’est plus justifiée. 

Il suffit de savoir qu’un produit de beauté se compose à 80% d’un mélange d’eau et de corps gras, qu’on appelle excipient.

En cosmétique traditionnelle, il s’agit principalement de substances inertes, dont le rôle est surtout celui d’apporter une certaine texture au produit: il s’agit généralement d’eau distillée, associée à des huiles minérales ou silicones.

En revanche en cosmétique bio, l’excipient constitue déjà un actif à part entière car l’eau peut, par exemple, être de l’eau florale, tandis que les huiles sont des huiles végétales, riches en vitamines et nutriments, qui apportent des réels bienfaits à la peau.

On retrouve donc un pourcentage d’ingrédients actifs beaucoup plus élevé : alors qu’en cosmétique classique il se situe généralement entre 1 et 5%, en cosmétique bio, on a en moyenne 30 à 40% d’actifs, et cela peut aller au-delà de 90%.

Si l’efficacité n’était pas toujours au rendez-vous à l’aube de la cosmétique bio, les progrès de la chimie verte permettent désormais de proposer des formules absolument pointues, qui n’ont rien à envier à la cosmétique conventionnelle.

Fondamentalement, compte tenu d’éventuelles intolérances ou sensibilités par rapport à certains ingrédients qu’il faut toujours prendre en compte, la cosmétique naturelle saura certainement faire la différence dans votre vie et contribuera sans aucun doute à votre prise de conscience éco-responsable.  

 Confiez-vous toujours à des marques, à des boutiques et à des conseillers/ères cohérents/tes qui pourront surement trouver le produit qui mieux répondra aux exigences de votre peau et la routine de soin qui vous convient le mieux, sans piétiner l’éthique et la planète

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