ZOOM SUR LA COSMÉTIQUE BIO - II

person Posté par: Folies CosmÉthiques Sur: comment Commentaire: 0 favorite Frappé: 381

Introduction à la cosmétique bio - 2ème partie

Nous-voilà pour la suite de notre article concernant la cosmétique « green ». 

Est-ce que vous avez dés fois entendu dire que les marques bio ne sont quand même pas écoresponsables, avec tous ces emballages ? Encore une fois, faux. Les entreprises et les marques qui œuvrent de manière éthique, maintiennent le même niveau d’attention de l’extraction, à la fabrication jusqu’aux emballages des produits, qui sont en ligne générale recyclés et/ou recyclables, ou même dérivés de matières végétales. Cet effort demeure une constante dans leur engagement en faveur de la durabilité (et cela ne vaut pas uniquement pour les produits solides, très en vogue en ce moment). Dans toutes les étapes de la fabrication une attention particulière est accordée à la réduction des déchets et de l’énergie employée, avec une préférence pour celle renouvelable. Toute technique qui pourrait nuire à l’environnement est ainsi évitée et exclue de cette fabrication.

Mais attention : cela ne vaut pas pour toutes les marques. C’est pour cela que l’on devrait préférer les petites entreprises et des entreprises qui s’engagent vraiment pour l’environnement, à défaut de celles qui font uniquement du greenwashing, autrement dit écoblanchiment. 

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Comme on l’a dit dans la première partie de cet article, le bio est aussi une mode du moment et ne concerne plus seulement nos assiettes, comme c’était le cas dans les années précédentes. Ce boom menace les anciens géants du domaine qui se voient obligés de trouver une solution pour récupérer une part de marché qui les a abandonnés.  

Comment ? Parfois, en rachetant une plus petite marque bio dont ils vont surement changer (négativement) des aspects dans la démarche productive ou dans le produit lui-même, par exemple en remplaçant des ingrédients chers par d’autres moins chers, souvent en faveur d’un bombardement publicitaire.  

D’autres fois, en sortant une petite sous-gamme bio, certifiée, mais dont les revenus servent, entre autres choses, à financer les anciens produits phares de la même marque, qui ne sont pas du tout naturels. Est-ce que les produits en question sont vraiment bio ? Bien sûr, si les labels ont accordé la certification c’est que le produit est conforme aux normes et aux critères d’assignation. Mais la question à se poser est plutôt la suivante : est-ce que cela est éthique ? Est-ce que cela est vraiment en accord avec les principes de la cosmétique bio ? Je dirais que non. C’est du simple marketing.

Les marques qui ont choisi de s’opposer à ce genre de comportements, ce sont de marques cohérentes, qui prônent un achat responsable et qui mettent tout en œuvre afin que leur activité ait le moindre impact possible sur la planète, en favorisant les bonnes pratiques, le commerce équitable, les courtes filières productives et si possible locales, pour offrir au consommateur un produit qui va toujours dans le même sens, celui de leur philosophie d’origine.

Les labels sont surement importants car ils garantissent la naturalité des produits mais ils ne nous parlent pas forcement de la marque. Il faut dire, aussi, que souvent les certifications sont payantes. Il existe donc un grand nombre de petites marques qui ne peuvent pas encore se permettre d’être certifiées, mais qui mettent sur le marché des produits naturels de tout respect. 

Il est donc primordial d’aller au-delà des étiquettes et des mots qui commencent par « bio » pour pouvoir acheter responsablement.

Un autre exemple de slogan équivoque se trouve dans les produits estampillés « végan ». Est-ce que les produits végan sont toujours naturels ? La réponse est, encore une fois, non. Certes, ces produits ne contiennent pas de matières premières d’origine animale, mais contiennent peut-être, par exemple, des silicones, des composants chimiques.

Saviez-vous qu’il a été prouvé que certains d’entre eux sont des perturbateurs endocriniens ? Et pourtant, ils sont contenus dans la plupart des shampoings, maquillage ou soins pour le visage dans la cosmétique traditionnelle.  De plus, ces éléments promettent un effet miraculeux et immédiat, car ils simulent d’apporter souplesse et douceur, mais ils asphyxient la peau et la fibre capillaire car ils agissent en tant qu’agents occlusifs et surtout ils ne sont pas biodégradables. L’expression « non testé sur les animaux » ou « sans cruauté » viennent juste après car les tests sur les animaux sont déjà interdits par la réglementation et ces claims peuvent donc être malentendus car ils sont tout de suite, à tort, reliés au concept de naturel.  Et bien cette assonance n’est pas toujours valable. 

Ces divergences sont surement à la base des majeurs freins à l’achat des produits bio car ils engendrent un manque de confiance de la part des consommateurs dans l’appellation bio.

Alors encore une fois, achetez en conscience, aux bons endroits. 

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